Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

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7 novembre 2022

Danemark

La narratrice et son mari viennent juste de s’installer dans une petite ville de l’ouest du Danemark. Nous ne connaîtrons jamais leur prénom ni celui de leur enfant.

J’ai aimé le slogan de la ville : à Velling, on en veut.

Et elle en veut, la narratrice qui ne compte plus ses heures de leçons de conduite. J’ai ri chaque fois que les moniteurs, pourtant motivés, jetaient l’éponge et, de guerre lasse, donnaient son dossier au moniteur suivant.

J’ai aimé les surnoms des moniteurs : Parking-Peter, le surfeur. Même la narratrice a son surnom : la Baleine.

J’ai aimé le récit parsemé de chants, une tradition danoise.

J’ai aimé son regard sur le hojskol dans lequel travail son mari : une école qui propose quantité de formations sans examens finaux.

J’ai aimé le travail de la narratrice : boîte aux lettres devant répondre au courrier des lecteurs.

Enfin, j’ai aimé son entraînement à ne rien dire avec un documentariste star de la télé.

Un roman agréable et parfois drôle sur la vie dans une petite ville du Danemark.

Une citation :

"Méfie-toi de la rage de la nuit des temps. Ne la prends pas personnellement, mais prends-la au sérieux". (p.203)

L’image que je retiendrai :

celle du prénom de la nounou du bébé : Maj-Britt qui peut s’écrire de 26 façons différentes.

https://alexmotamots.fr/le-pays-des-phrases-courtes-stine-pilgaard/

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7 novembre 2022

famille, terrorisme

De l’auteure, j’avais beaucoup aimé Crans-Montana, et beaucoup moins ses autres romans. Je commençais donc son dernier ouvrage avec un certain à priori. Et je l’ai refermé en étant passionnément convaincue par cette lecture.

Pas tant par ses recherches sur Action Directe que par ce que l’auteure dit d’elle-même.

Car même si le récit peut sembler patiner par moment (seule la lecture des vieux magazines lui apporte des informations), le parallèle fait avec ses recherches familiales est poignant.

Elle se rend vite compte que le problème est l’enquêtrice elle-même. J’ai aimé son appel à sa mémoire pour tenter de faire la lumière sur les zones d’ombres de son enfance.

J’ai souri à chaque fois qu’une référence au lac était faite, comme dans un de ses précédents romans Summer, dans lequel le lac en bout de propriété était omniprésent.

J’ai aimé Hellyette Bess, petite main de l’ombre mais toujours dans la lutte.

J’ai toutefois été étonnée que, voulant écrire un livre sur les filles d’Action Directe, l’auteure ne retranscrive jamais aucun propos des anciens membres qu’elle rencontre. Et je me suis demandée si le but premier du livre n’avait pas fait place, malgré l’auteure, à un objectif plus personnel.

J’ai été étonnée de découvrir le père de l’auteure, personnage trouble qui avait rapporté pleins de souvenirs de ses voyages en Amérique latine, transformant l’appartement familial en musée.

J’ai aimé le propos de l’auteure : nous pouvons nous approcher de la noire blessure d’enfance, sans pour autant vouloir faire toute la lumière dessus. Accepter de vivre avec est déjà assez difficile.

J’ai souligné plein de passages qui m’ont parlé.

Quelques citations :

"Le passé est là, mais personne ne peut l’atteindre, il se balance dans un filet invisible."

Dans ses livres, Jean-Marc Rouillan raconte les hold-up, appelés « opérations de financement » ou « expropriations prolétariennes ».

"La question de nos vies à tous, la condition de notre humanité. Celle de notre capacité à reconnaître, sinon comprendre, les ressentis de l’autre, voire d’envisager cet autre comme une part inconnue de nous-même."

"Le regret traîne l’ombre du désaveu, le reniement de ce qu’on fut, d’une jeunesse, d’un idéal."

"Ce qui a eu lieu a eu lieu. Telle est la vérité avec laquelle nous devons apprendre à vivre."

"Il n’y a pas de réponse, pas d’apaisement. Mais Régis Schleicher les regarde, chacun d’entre eux, bien en face."

"Un homme qui puisse s’asseoir devant moi, et admettre l’existence de la souffrance qu’il a causé. Des êtres qui acceptent de se livrer et combler le vide dans mon coeur."

L’image que je retiendrai :

celle des plantes vertes mourantes dans la librairie politique d’Hellyette Bess.

https://alexmotamots.fr/la-vie-clandestine-monica-sabolo/

17,50
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7 novembre 2022

Abandon de lecture

D’entrée de jeu, j’ai eu du mal avec le style qui utilise le verlan et le parler de la cité. Si à l’oral, je n’ai pas trop de mal avec, à l’écrit, je dois avouer que je trouve cela beaucoup moins fluide.

Le sujet était intéressant, pourtant; les personnages bien présentés et haut en couleur, mais je me suis rapidement perdue dans le dédale des immeubles, et que vient faire cette pyramide au milieu ?!

Le personnage d’Astor, le narrateur, promettait d’être passionnant, son regard sur les événements et ses ami.e.s.

Mais j’ai fini par lâcher ce roman, perdue.

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7 novembre 2022

Abandon de lecture

Le sujet me tentait : une jeune fille qui va passer ses vacances en Tunisie chez son oncle taxidermiste : un peu de mystère et de dépaysement.

Et bien pas du tout. Certes, l’action se déroule en Tunisie, mais la fameuse nièce ne dormira que 3 nuits chez lui pour le mariage de ses filles.

Le reste du temps, il est question de pipi la nuit et de hantise des taches des règles dans la culotte de Baya, le personnage principal.

Je me suis perdue entre tous les cousins, les dits cousins qui violent Baya qui peine à se défendre.

J’ai trouvé que l’auteure ne faisait rien de ce viol de Baya : pas de révolte, seulement cacher les faits, comme sa mère et les autres femmes de la famille avant elle. Quel dommage.

19,00
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7 novembre 2022

Abandon de lecture

L’auteur se plonge dans le passé, interroge les souvenirs.

Sauf que l’auteur se regarde aussi écrire, et penser et parler. Et c’est devenu très vite lassant.

J’avais envie d’en savoir plus sur ce jeune homme, ami du fils du narrateur. Mais les informations arrivent au compte-goutte, noyées au milieu des descriptions de la vie et des atermoiements de l’auteur.

J’ai fini par me lasser.