La Panthère des neiges

La Panthère des neiges

Sylvain Tesson

Gallimard

  • par (Libraire)
    26 novembre 2019

    génial

    blablbakbakbak


  • par (Libraire)
    23 novembre 2019

    Sylvain Tesson est reparti en vadrouille avec quelques amis : le photographe Vincent Munier et Marie, son amoureuse, Léo, l’aide de camp de Munier. Cette fois, il part vers les confins du Tibet. On ne sait pas précisément où, seulement que "On rejoindra l'axe routier Golmud-Lhassa, on gagnera le bourg de Budong Qan, le long de la voie ferrée et ensuite, on foncera vers l'ouest au pied des Kunlun jusqu'à la vallée des yacks". Insuffisant pour les braconniers qui n’iront pas décimer les cinq à six mille panthères des neiges. Suffisant pour qu’on sache qu’ils vont aller sur les plateaux, à quatre ou cinq mille mètres d’altitude, en plein hiver.
    À ces hauteurs enneigées, par des températures qui peuvent descendre en-dessous de -30°, l’énergique et impatient Tesson se calme. Avec Munier, il apprend à ne pas bouger, à attendre, à regarder le monde autrement "j'ai appris que la patience était une vertu suprême, la plus élégante et la plus oubliée. Elle aidait à aimer le monde avant de prétendre le transformer. Elle invitait à s'asseoir devant la scène, à jouir du spectacle, fût-il un frémissement de feuille". D’autant que la panthère ne se montre que rarement – trois fois, tout de même - et que le temps d’attente constitue la majeure partie de son récit.
    Le récit est à la fois un récit d’aventure, une quête spirituelle et un plaidoyer écologique, "La panthère m'a évidemment appris que le monde était beau, que le monde était en sursis et que le monde était menacé". A sa façon, il nous dit d’en prendre soin, car "Nous avons un comportement d'enfants gâtés devant un trésor".
    On peut être agacé par ses réflexions philosophiques, ses attaques conte la modernité, contre le progrès, il reste ce voyage, ce superbe récit, cet ailleurs sauvage dont on pouvait ne pas même soupçonner l’existence, les photos de Munier, superbes, dont on ne saura pas comment il a pu les prendre, ce "coin du voile" soulevé "pour contempler l’errance des princes de la Terre".


  • 1 novembre 2019

    Sylvain au Tibet

    Cette fois, notre géographe aux semelles de vent suit quatre héros du silence sur les traces d'un monde caché. Il donne à l'aventure photographique la forme d'un somptueux tombeau de la beauté sauvage, dans une quête mystique des origines de la vie. Le poète-clown se fait jongleur immobile, peintre tragique de l'humaine condition, et nous offre avec une généreuse mélancolie le tableau baroque d'une Terre-Mère perdue. Éloge de la patience et de l'humilité.


  • par (Libraire)
    22 octobre 2019

    Bouleversant !

    Merci à Sylvain Tesson pour m'avoir emmenée en voyage à travers son livre.
    L'écriture magnifique dévoile aussi le travail de Vincent Munier.
    Un hymne à la nature pour nous rappeler ce que nous risquons de perdre.
    Nous avons tant à apprendre des animaux.
    Bouleversant, passionnant, un gros coup de coeur !


  • par (Libraire)
    16 octobre 2019

    Drôle, poétique, érudit : indispensable !

    Qui a pu amener le bavard et instable Sylvain Tesson à pratiquer l'affût silencieux par moins 30 degrés et 5000 mètres d'altitude pour observer possiblement une panthère des neiges? Il fallait un colosse taiseux: Vincent Munier, l'un des plus grands photographes animaliers actuels, fut celui là.
    A défaut d'une mutation génétique de l'écrivain, ce livre lumineux nous offre la description lumineuse d'une nature hors norme, avec poésie, humour, érudition, philosophie et humanité.
    Sylvain Tesson ne nous offre pas un récit de voyage mais une réflexion à relire le monde à l'échelle du vivant. L'intelligence humaine a rendu l'homme soucieux de désirs et d'envies. L'animal se contente de ses gènes faits pour vivre et survivre. La panthère des neiges en est le symbole.

    Un livre magnifique, indispensable qui peut s'accompagner de l'album "Tibet Minéral" (éditions Kobalann avec des poèmes de S. Tesson). S'il s'est tu pendant des semaines dans l'affût, Sylvain Tesson ne s'est pas pour autant abstenu de partager ses pensées. Pour notre plus grand bonheur.

    Eric et Sylvie aussi


  • par (Libraire)
    12 octobre 2019

    Une trace de pas dans la neige tibétaine

    Avec son ami Vincent Munier, Sylvain tesson est parti dans les montagnes tibétaines, à la recherche de panthères des neiges, aujourd'hui en voie de disparition. C'est au cœur de cette nature sauvage, indomptée, ou se côtoient troupeaux d'herbivores et meute de loups que l'écrivain voyageur va trouver son inspiration pour ce nouveau texte. Le grand récit de voyage se reconnait par sa propension à mêler l'expérience extrême de l'aventure et la réflexion sur soi et le monde qui nous entoure. Prendre une distance, un recul, pour mieux se retrouver. A cet exercice, Tesson est assurément un maitre, et La Panthère des neiges une pierre angulaire de son œuvre littéraire.