L'Horloge de l'apocalypse

L'Horloge de l'apocalypse

Lorris Murail

Pocket Jeunesse

  • 5 septembre 2018

    La fin du monde est proche...

    Norma se retrouve avec sa nièce à charge suite à l'incarcération de son frère. Elles vont vire dans un tiny house dans l'Arizona. Là, Norma est obligée de travailler dans un diner ouvert 24h/24. Pour ne pas sombrer dans l'ennui, elle écoute la radio et tombe sur l'émission d'OT : là, il annonce les pires catastrophes qui nous attendent : inondations, mort des otaries, tremblement de terre, ... Et un seul responsable à tout ça : l'HOMME...
    Norma tombe sous le charme de cet annonceur d'apocalypse. Mais dans cette petite ville, les préoccupations climatiques n’intéressent pas les habitants. Norma s'insurge et défend OT, quitte à mettre sa vie en danger...

    Lorris Murail nous annonce un fin du monde cataclysmique, apocalyptique, catastrophique !!!


  • par (Libraire)
    10 avril 2018

    L'Arizona Hallucinée

    Les circonstances font que Norma, 19 ans, se réfugie en Arizona avec sa nièce Liz, 8 ans. Elles ne se connaissent pas plus que ça et doivent cohabiter dans une minuscule maison. Norma se trouve du travail au diner local. Elle va se rendre compte rapidement qu'elle s'est installé dans un monde violent, arriéré, pro-Trump, pro-armes à feu, raciste, persuadé que le bouleversement climatique est une invention de bobos ; en plein Arizona existe une religion vouée tout entière au culte du monstrueux dieu Diesel, et respirer les gaz des pots d'échappement est une des meilleures preuves de foi. Dans toute cette folie se fait entendre un mystérieux OneTicket, seul animateur d'une étrange radio prêchant l'Apocalypse.
    Ce n'est pas un livre de science-fiction, bien que les apparences le laissent à croire ; l'Horloge de l'Apocalypse pourrait avoir été écrit par Stephen King tant les thèmes qui lui tiennent à coeur sont ici omniprésents. Ce roman est halluciné, terriblement pessimiste, violent, poisseux et ô combien excitant. On se laisse mener par le rythme effréné de l'écriture de Lorris Murail qui nous entraîne joyeusement dans une danse macabre apocalyptique. C'est une charge très dure contre Donald Trump, l'arrière-pays américain où s'entassent les poivrots, les climato-sceptiques. Chose étonnante : John Bonham, le batteur de Led Zeppelin, a droit à un très beau clin d'oeil !
    Un parallèle est fait entre la Guerre Froide, durant laquelle avait été mis en place l'Horloge de l'Apocalypse pour indiquer de manière symbolique l'heure à laquelle les puissances mondiales utiliseraient leurs armes nucléaires, et le XXIème siècle, où le capitalisme s'avère être une catastrophe tout aussi dangereuse. Un roman trash à lire pour les jeunes adultes.