Je m'appelle Nathan Lucius

Mark Winkler

Anne-Marie Métailié

  • 31 juillet 2017

    psychologie

    Il faut s’accrocher pour lire ce roman : d’abord à cause du style très haché, ensuite à cause de l’histoire.

    J’ai été déroutée par le style : nous sommes dans les pensées de Nathan Lucius, qui pense par phrases courtes – sujet, verbe, complément. C’est un peu raide. Parfois ses pensées digressent (là, j’ai sauté des paragraphes entiers).

    Ensuite l’histoire : à cause de longs paragraphes de digressions, il n’y a pas vraiment d’action dans ce roman. Seule la seconde partie a commencé à éveiller ma curiosité, jusqu’à la phrase finale qui aurait mérité d’arriver plus tôt.

    Je ne vous en dirai pas plus sur l’histoire, car ce serait de la divulgation, je ne voudrais pas vous ôter le plaisir de la découverte.

    Un roman à la voix originale et à l’aspect psychologique profond, mais un peu trop fouillis à mon goût.

    L’image que je retiendrai : celle du foulard rose, ou peut-être rouge, qui sait.

    http://alexmotamots.fr/je-mappelle-nathan-lucius-mark-winkler/


  • 6 février 2017

    Il est difficile d'en dire beaucoup plus sur ce roman et pourtant, si la première moitié ne manque pas d'intérêt, c'est surtout la deuxième qui nous surprend. On comprend dès le début que Nathan est un être à part, pas totalement socialisé. Ses relations sont toutes féminines et il a peur que l'on empiète sur son espace vital et qu'on pénètre dans son appartement. Plus étrange, il se procure des albums phots entiers et se recompose des arbres généalogiques. C'est un être complexe, dont on sent bien qu'il nous échappe mais aussi attachant, ne serait-ce que par sa relation avec Madge. Je vous conseille ce roman sud-africain réussi (même si j'ai un petit bémol dont je ne peux absolument pas vous parler sans déflorer le roman) écrit en 67 265 mots (c'est précisé sous le titre et cette précision cadre bien avec le personnage). Je crois que c'est la première fois que je lis un roman sud-africain dans lequel il n'est pas question de race et il me semble important de ne pas réduire la littérature de ce pays à ce thème.